La tige ne monte pas droite. Elle part d'un trépied, s'élève, puis s'incurve en un arc qui vient surplomber le vide à plus d'un mètre de sa base. Au bout pend un chapeau conique en rotin tressé, seul élément de fibre de l'ensemble. Ce lampadaire en rotin tressé culmine à 188 cm et éclaire un point situé loin de son pied.
Le contraste entre les deux matières fait tout le dessin. Le métal noir mat est réduit à un trait : trois pieds fins, une tige, une courbe. Le cône de rotin, lui, occupe le volume, avec son tressage serré en spirale et sa teinte blonde qui capte la lumière du jour.
Allumé, le cône dirige la lumière vers le bas en faisceau net, presque comme une suspension. Un peu de clarté traverse quand même le tressage sur les côtés et adoucit le bord du halo. Le reste de la pièce demeure dans la pénombre : ce n'est pas un éclairage général.
Un lampadaire arqué en rotin tressé de 188 cm à culot E27
La structure se compose d'un trépied lesté, d'une tige arquée en métal noir et d'un abat-jour conique en rotin tressé à la main. La douille reçoit une ampoule à culot E27. La hauteur totale atteint 188 cm, le déport de l'arc plaçant le cône nettement en avant du pied. L'ampoule n'est pas fournie. Sur un abat-jour ouvert vers le bas, une lumière autour de 2700 K prolonge la teinte du rotin ; au-delà de 4000 K, la fibre grise.
Cette géométrie répond à un problème précis : éclairer un canapé, une table basse ou un lit sans percer le plafond et sans poser quoi que ce soit sur un meuble. Le trépied reste en retrait, contre un mur ou derrière un dossier, tandis que la lumière tombe à la verticale au centre de la zone de vie.
Seul l'abat-jour est en fibre. Le pied, la tige et l'arc sont en métal, et ce n'est pas un compromis : un arc d'un mètre de déport exige une rigidité que le rotin ne peut pas donner. C'est le métal qui tient la courbe et le lest qui empêche l'ensemble de basculer vers l'avant.
Pour composer un éclairage cohérent, les autres lampadaires en rotin couvrent d'autres hauteurs et d'autres formes de diffusion, tandis que les suspensions en rotin tressé assurent l'éclairage central de la même pièce.
Un lampadaire arqué au-dessus d'un canapé ou d'une table basse
Le déport se calcule avant l'achat. Il faut que le cône se retrouve au-dessus du centre de la zone à éclairer, pas au-dessus de son bord. Sur un canapé standard de 90 cm de profondeur, le trépied se place derrière le dossier et l'arc franchit l'assise.
La hauteur sous le cône doit rester dégagée. À 188 cm au point haut, le bas de l'abat-jour se situe autour de 160 cm du sol : on passe dessous debout, mais il ne faut pas le placer sur un axe de circulation, où il finirait par se heurter.
Deux vérifications pratiques. Le lest du trépied s'oppose au porte-à-faux de l'arc : ne rien poser dessus et le garder à distance d'un enfant qui pourrait s'y suspendre. Et le cordon doit rejoindre une prise sans traverser un passage. Un chiffon sec suffit à l'entretien du cône, l'eau est à éviter sur la fibre.