Trois abat-jours cylindriques pendent à des hauteurs différentes, suspendus à autant de potences qui s'écartent d'une tige centrale. Chacun est tressé en rotin ajouré, assez lâche pour qu'on distingue l'ampoule à l'intérieur. Ce lampadaire en rotin tressé mesure près de deux mètres et occupe l'angle d'une pièce comme le ferait un arbuste.
Le contraste est la clé du dessin. La structure, elle, est en métal noir mat : base circulaire lestée, tige fine, potences arquées. La fibre n'intervient que sur les trois coiffes, et c'est ce qui rend le tout possible — un rotin de deux mètres ne tiendrait pas debout.
Allumé, l'objet produit trois foyers lumineux au lieu d'un. Chaque cylindre laisse filtrer sa lumière par le tressage et projette un semis de points sur le mur voisin. Les trois hauteurs se répondent et éclairent une zone verticale entière, du sol au regard, ce qu'un lampadaire à source isolée ne fait pas.
Un lampadaire en rotin tressé à trois sources et intensité variable
L'ensemble se compose d'une base lestée, d'une tige en métal noir, de trois potences et de trois abat-jours en rotin tressé à la main. Trois ampoules LED sont incluses, ce qui est rare sur ce type de produit. Le montage se fait à la réception, sans outil particulier.
L'intensité se règle, du point lumineux discret à l'éclairage franc. Sur une fibre tressée, ce réglage compte plus qu'ailleurs : à pleine puissance, la trame disparaît derrière la lumière ; à basse intensité, elle reprend le dessus et les trois cylindres redeviennent des objets. Une même pièce y gagne deux ambiances distinctes.
La structure métallique mérite d'être connue avant l'achat. Seuls les abat-jours sont en rotin ; le pied, la tige et les potences sont en métal noir. C'est ce qui donne à l'ensemble sa stabilité et permet aux trois coiffes de se déporter sans que le lampadaire bascule.
Pour composer un éclairage cohérent, les autres lampadaires en rotin couvrent d'autres hauteurs et d'autres formes de diffusion, tandis que les suspensions en rotin tressé assurent l'éclairage central de la même pièce.
Où placer un lampadaire dans un salon
L'angle reste la position la plus efficace. Un lampadaire y éclaire deux murs à la fois, sa lumière rebondit et adoucit le fond de la pièce, et il n'entrave aucune circulation. C'est aussi le seul emplacement où une hauteur de deux mètres ne paraît pas envahissante.
À côté d'un fauteuil de lecture, le principe change : on le place derrière et légèrement sur le côté, du côté opposé à la main qui tient le livre. La lumière arrive alors par-dessus l'épaule, sans ombre portée sur la page ni éblouissement de face.
Deux contraintes pratiques à vérifier avant de choisir l'emplacement. La distance à la prise, d'abord : le cordon d'un lampadaire dépasse rarement deux mètres. Le passage du fil ensuite, qui ne doit traverser aucune zone de circulation. Un chiffon sec suffit à l'entretien des coiffes, l'eau est à éviter sur la fibre.