La tige monte droite puis s'incline vers l'avant, et se termine par une petite coupole tressée orientée vers le bas. L'ensemble est blanc, tige comprise, ce qui gomme la limite entre le support et la coiffe. Ce lampadaire en rotin tressé mesure 155 cm et ressemble davantage à une tige végétale qu'à un pied de lampe.
La coupole est montée en fines lamelles rayonnantes, resserrées au sommet et écartées sur le pourtour, ce qui laisse apparaître la trame par transparence. La peinture blanche recouvre la fibre sans la lisser : le relief du tressage reste lisible, avec des ombres douces entre les brins.
Allumée, la coupole projette un cercle de lumière franc juste sous elle, d'environ soixante centimètres de diamètre. Le reste s'échappe par les interstices du tressage et vient marbrer le mur voisin. C'est un éclairage dirigé, prévu pour une tâche précise plutôt que pour une pièce entière.
Un lampadaire en rotin tressé de 155 cm à culot E27
La hauteur totale atteint 155 cm. La douille accepte une ampoule à culot E27. L'interrupteur se trouve au pied, sur la base, et non sur le cordon. La finition est blanche sur l'ensemble des pièces, coupole comprise.
Cette hauteur convient à un usage assis. À côté d'un fauteuil, d'un bout de canapé ou d'un lit, la coupole se retrouve légèrement au-dessus du regard et éclaire les mains, la page ou l'ouvrage sans entrer dans le champ de vision.
La peinture change le comportement de la fibre. Un rotin brut fonce avec les années et prend une patine ; peint en blanc, il garde sa teinte, se nettoie d'un coup de chiffon humide et se marie avec un intérieur clair. En contrepartie, un choc sur le bord de la coupole peut écailler la couche et laisser apparaître la fibre.
Pour composer un éclairage cohérent, les autres lampadaires en rotin couvrent d'autres hauteurs et d'autres formes de diffusion, tandis que les suspensions en rotin tressé assurent l'éclairage central de la même pièce.
Un lampadaire à tête rotative pour la lecture
La tête pivote sur 350 degrés. Cela paraît anecdotique et change l'usage au quotidien : on oriente le faisceau vers le fauteuil pour lire, puis vers le mur pour retrouver un éclairage indirect, sans déplacer le pied ni changer d'ampoule. Le même luminaire sert deux fonctions selon l'heure.
L'intérêt se révèle surtout dans un salon partagé. Deux personnes assises côte à côte n'ont pas besoin du même éclairage : l'une lit, l'autre regarde un écran. Une tête orientable permet de servir la première sans gêner la seconde.
L'interrupteur au pied compte autant. Sur un lampadaire à commande sur le cordon, il faut se pencher et chercher le fil à tâtons. Ici, la commande se trouve sur la base et s'actionne du bout du pied, sans se lever. Un chiffon suffit à l'entretien de la coupole peinte.