La silhouette s'empile. Un premier volume cylindrique en haut, un second plus large en dessous, séparés par un décrochement net qui fait le tour de la pièce. Le bas se resserre légèrement avant le bord. Cette suspension en bambou tressé tient de la lanterne plutôt que de l'abat-jour, et se lit de tous les côtés puisque rien ne la ferme.
Le tressage est régulier, en fines lattes horizontales serrées, avec des passages plus ajourés aux jonctions entre les volumes. La teinte reste blonde, presque dorée sous la lumière, avec un renforcement d'ombre à chaque décrochement qui souligne l'étagement.
Allumée, la lanterne diffuse dans toutes les directions. La lumière sort par les côtés autant que par le bas, et les lignes du tressage se projettent en bandes horizontales sur les murs proches. Le contraste entre les étages devient plus visible qu'éteint, chaque volume s'éclairant différemment.
Une suspension en bambou tressé de 30, 40 ou 50 cm
Trois diamètres, du plus discret au plus imposant. Le cordon mesure 150 cm et se règle à la pose, ce qui permet de suspendre bas au-dessus d'une table ou haut dans une pièce de passage. Le bambou est tressé à la main. L'ampoule n'est pas fournie.
Le 30 cm reste un luminaire d'appoint : un couloir, une entrée, un chevet suspendu, une petite table ronde. Le 40 cm éclaire une table de quatre ou se place au-dessus d'un plan de travail. Le 50 cm devient une pièce centrale, à suspendre seul dans un salon ou au-dessus d'une grande table.
Le tressage étant ouvert sur les côtés, la lanterne éclaire la pièce plus qu'elle ne concentre la lumière sur une surface. Dans une salle à manger où l'on travaille aussi, prévoir une seconde source directe. Une ampoule autour de 2700 K prolonge la teinte blonde du bambou ; au-delà de 4000 K, la fibre pâlit et le relief des lattes s'efface.
Pour compléter l'éclairage d'une même pièce, les lampadaires en rotin travaillent à hauteur de meuble. Les autres suspensions en fibre tressée permettent de comparer les silhouettes fermées et ajourées.
Associer plusieurs suspensions en bambou de tailles différentes
Trois diamètres du même modèle se combinent, et c'est la façon la plus simple d'éclairer un volume sans le surcharger. La règle tient en un point : ne jamais aligner trois tailles identiques quand l'espace est irrégulier, ni trois tailles différentes quand il est symétrique.
Au-dessus d'un îlot rectangulaire, trois pièces de même diamètre, espacées régulièrement, suivent la ligne du plan. Dans une cage d'escalier ou un angle de salon, un groupe de trois tailles différentes suspendues à des hauteurs décalées fonctionne mieux : les volumes se répondent sans se répéter, et le regard circule du plus grand au plus petit.
Le bambou réagit à l'air ambiant. Un salon, une chambre ou une salle à manger conviennent ; une salle de bain non. Un chiffon sec passé dans le sens des lattes suffit à l'entretien.