Le bord est large et bas, comme celui d'un chapeau de paille posé à plat. Il ne retombe pas régulièrement : la ligne monte d'un côté, s'affaisse de l'autre, et l'ondulation ne se répète jamais. Cette suspension en bambou tressé mesure 50 cm de large pour une hauteur très faible.
Le tressage suit des cercles concentriques qui partent du sommet et s'élargissent jusqu'au bord. Les brins sont fins, serrés au centre, plus espacés en périphérie. La teinte va du blond au doré selon l'angle, plus soutenue là où la fibre se plie.
Suspendue au-dessus d'une table basse ou d'une table de repas, la coiffe descend bas et couvre large. La lumière tombe en nappe, sans point chaud visible, et le plafond reste sombre. C'est un éclairage rasant, qui creuse la pièce au lieu de l'aplatir.
Une suspension en bambou tressé de 50 cm pour table basse ou salle à manger
Cinquante centimètres de diamètre, pour une hauteur de coiffe réduite. La proportion est inhabituelle : la plupart des suspensions sont hautes et étroites, celle-ci fait l'inverse. Elle occupe de la place à l'horizontale et presque aucune à la verticale, ce qui la rend possible sous un plafond bas. La structure est en bambou tressé à la main. L'ampoule n'est pas fournie.
Le choix de l'ampoule revient donc à l'acheteur, et il compte plus que sur un modèle fermé. La coiffe étant peu profonde, l'ampoule reste visible depuis un canapé ou une chaise. Un modèle à filament apparent, en verre ambré, se lit comme un élément du luminaire. Une ampoule blanche standard, elle, se remarque et casse la matière.
Sur la température, la règle vaut pour toute fibre végétale : autour de 2700 K, la lumière est jaune et prolonge la teinte du bambou. Au-delà de 4000 K, le tressage vire au gris. Une puissance modérée suffit, l'objet n'a pas vocation à éclairer une pièce entière.
Pour compléter l'éclairage d'une même pièce, les lampadaires en rotin travaillent à hauteur de meuble, là où la lumière du plafond ne descend pas. Les autres suspensions en fibre tressée permettent de comparer les diamètres et les profondeurs de coiffe.
Le bambou tressé sous un plafond bas
La faible hauteur de la coiffe change l'usage. Une suspension profonde impose une distance au plafond et se heurte vite à une tête sous un plafond de 2,40 m. Celle-ci se pose près du plafond sans paraître écrasée, et laisse le passage libre au-dessus d'une table.
La contrepartie tient à la diffusion. Un abat-jour large et plat renvoie peu vers le haut : le plafond reste dans l'ombre. Dans une pièce déjà sombre, il faut prévoir une seconde source, applique ou lampe à poser.
La fibre réagit à l'air ambiant. Un séjour ou une salle à manger lui conviennent, une salle de bain non. Un chiffon sec suffit, l'eau est à éviter. Tressée à la main, chaque pièce arrive avec ses irrégularités.