La coiffe part d'une pointe et s'ouvre largement, jusqu'à un bord qui ne se referme jamais sur une ligne nette. Le pourtour se découpe en volants superposés, décalés les uns par rapport aux autres, comme un tissu qui aurait pris sa forme en séchant. Cette suspension en rotin tressé atteint 60 cm dans sa plus grande largeur.
Le tressage change de densité en descendant. Serré à la pointe, où les brins se resserrent autour du point de fixation, il s'ouvre progressivement et devient franchement ajouré sur les volants du bas. La teinte suit : beige soutenu au sommet, presque doré là où la fibre s'amincit.
Allumée, la coiffe se lit en deux temps. Le haut, dense, retient la lumière et reste sombre. Le bas, ajouré, s'allume par transparence et détache chaque volant. L'objet paraît alors plus large qu'éteint, et son ombre portée se découpe en couronne sur le plafond.
Une suspension en rotin tressé de 60 cm pour salle à manger
Soixante centimètres de diamètre placent cette pièce dans la catégorie des luminaires centraux. Elle se suspend seule, sans accompagnement, au-dessus d'une table de repas, d'un salon ou dans une cage d'escalier où le volume est visible depuis plusieurs niveaux. Le rotin est tressé à la main. L'ampoule n'est pas fournie.
La règle de proportion vaut ici comme ailleurs : une coiffe fait environ la moitié de la largeur de la table qu'elle éclaire. Le 60 cm convient donc à une table de 120 cm et plus. En dessous, la coiffe déborde du plateau et l'ensemble paraît disproportionné.
Une seule grande suspension ne s'utilise pas comme trois petites. Elle produit un cercle de lumière large et continu, qui suppose une table ronde ou carrée plutôt qu'une longue table rectangulaire. Sur une table de deux mètres, une seule pièce centrale laisse les extrémités dans l'ombre : mieux vaut alors deux ou trois suspensions plus petites alignées.
Pour compléter l'éclairage d'une même pièce, les lampadaires en rotin travaillent à hauteur de meuble. Les autres suspensions en fibre tressée permettent de comparer les diamètres et les silhouettes.
Une suspension en rotin dans un intérieur japandi ou wabi-sabi
Le wabi-sabi désigne une esthétique fondée sur l'irrégularité et la trace du temps, par opposition à l'objet parfaitement calibré. Sur un luminaire tressé à la main, cela se traduit concrètement : les volants ne sont pas symétriques, l'écart entre deux brins varie, et deux exemplaires ne se ressemblent jamais tout à fait.
Cette approche suppose de l'accepter à la livraison. Un bord plus haut d'un côté, une maille plus lâche, une teinte légèrement inégale ne sont pas des défauts de fabrication : ce sont les marques du tressage manuel, et ce qui distingue la pièce d'un abat-jour moulé en série.
La fibre réagit à l'air ambiant. Un salon ou une salle à manger conviennent, une salle de bain non. Un chiffon sec, ou un pinceau souple entre les volants, suffit à l'entretien.